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La Barqua

La barqua.


Une barque placée à une cinquantaine de mètres en amont de l'écluse permettait à l'époque des hautes eaux le franchissement de la rivière aux gens, au bétail aratoire et au matériel léger.


On voit encore l'endroit aujourd'hui dénudé qui supportait le quai d'embarquement et le chemin qui y conduisait de la chaussée en passant au-dessus de l'aqueduc appelé Touïre.


De nos jours encore le quartier qui touche à cette partie de la rivière est appelé en patois, lou quartié de la barqua.


Deux forts anneaux scellés dans le mur qui soutient à cet endroit la chaussée et qui faisaient partie du système d'attache et de manœuvre du câble du bac sont les seuls témoins qui nous restent de l'existence de ce dernier.


La maison du barquier se trouvait non loin de là au nord et en dehors des fossés de la ville.

Du côté d'Aimargues, deux chemins desservaient le bac, l'un se dirigeait vers cette dernière ville, l'autre longeait la chaussée et conduisait au Grand Teillan et à Praviel.


Le barquier devait fournir la barque et percevait pour gages 30 livres par an auxquelles s'ajoutaient les autres droits accoutumés.


Cette barque fut plusieurs fois emportée par le Vidourle et son remplacement fut l'objet de nombreuses contestations.


De 1702 à 1704 le bac connut une période d'intense activité. La Révocation de l'Edit de Nantes par le roi Louis XIV (1685) ayant provoqué un soulèvement des protestants dans les Cévennes (1702), les troupes royales en prévision d'une descente des camisards et pour empêcher toute assemblée au désert des nouveaux convertis, sillonnaient le pays de jour et de nuit.


Devant ce surcroît de travail et d'usure du matériel, le barquier demanda « quelque chose de supplémentaire » à cause qu'on lui a rompu sa barque et que depuis plus de deux ans il a beaucoup de peine à passer les détachements de troupes qui vont et viennent jour et nuit, y passant les nuits entières.


Le conseil politique reconnaissant le bien fondé de cette réclamation lui vota 20 livres supplémentaires en plus des 30 habituelles.


La construction d'un pont en 1824 porta un coup sensible à l'activité du bac. Cette dernière ne s'exerça plus que par intermittence lorsque l'eau passait sur le pont et rendait ce dernier   inutilisable. Tout   trafic   cessa complètement   quelques décades plus tard.


La barque resta néanmoins sur le Vidourle et fut affectée à d'autres travaux.


En 1863 quoiqu'on assez mauvais état, elle fut utilisée lors de la construction du pont de chemin de fer pour connaître l'épaisseur de la couche de gravier et la nature du terrain sous-jacent devant supporter les piles du pont. Depuis sa disparition qui suivit peu après, et plus récemment celle de quelques barques servant à l'extraction du sable, la flottille des embarcations qui évoluent sur la rivière est réduite à quelques « négachins ».


Article paru dans le quotidien Midi libre du 28-6-1955.