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La disparition du Pavillon

La disparition du Pavillon


Après le kiosque démoli en Mars 1954, c'est le Pavillon qui à son tour est en voie de disparition et ne sera bientôt plus qu'un souvenir.


Inauguré au cours de la fête locale d'octobre 1850, ce bâtiment est à peine centenaire, et si l'on considère qu'une bonne partie des maisons du village ont été construites au XVIIIe siècle, d'autres même à la fin du XVIIe, on peut dire que le Pavillon a une fin prématurée.


C'est dans sa séance du 12 février 1957, que le Conseil Municipal, en raison de l'état de vétusté de ce bâtiment, décida de sa démolition.


L'idée de sa construction revient aux sieurs Bachalle, cafetier et Tirefort ancien cocher, qui en 1848, demandèrent séparément aux édiles municipaux en exercice l'autorisation d'édifier à leurs frais sur le promenade Sud, un pavillon à usage de café.


A cette époque, tous les cafés étaient groupés au centre du village (place de l'hôtel de ville, rue des Escaravas, grand'rue, rue d'Aujargues, rue du Vidourle, etc.).


Des constructions nouvelles, débordant le cadre plusieurs fois centenaire du tour de ville, déplaçaient insensiblement, vers la périphérie, une partie de la population.


Le Conseil Municipal, qui avait alors pour maire M.S. Marignan, accepta à l'unanimité la proposition.


 M. Peyre, agent voyer cantonal, en dressa les plans, qui comprenaient la couverture du fossé jusqu'à la route se dirigeant vers Saint-Laurent et la construction d'une cave et du pavillon central.


Le Conseil Presbytéral de l'Eglise Réformée considérant l'édifice trop près du Temple éleva une protestation mais le Conseil Municipal et la préfecture passèrent outre.


L'adjudication eut lieu à la fin de 1849 et se fit sur les conditions suivantes : les soumissionnaires s'engageaient à construire à leurs frais, le Pavillon d'après les plans adoptés, mais devaient en compensation jouir gratuitement de l'immeuble pendant un certain nombre d'années.


L'offre de J.-L. Camp fut jugée la plus avantageuse et il fut déclaré adjudicataire pour une durée de 18 ans.


Le sieur Jardin, maître maçon à Lunel, entreprit aussitôt les travaux, mais la dépense totale qui fut de l'ordre de 1700 à 1800 francs dépassa celle prévue, à cause de la couverture du fossé et du creusement de la cave.


Le Conseil Municipal refusa de participer aux frais supplémentaires et le procès qui s'ensuivit, n'eut son épisode que bien après l'inauguration du Pavillon, car ce ne fut que le 10 mars 1851 que le tribunal civil de Montpellier débouta le sieur Jardin de sa demande.


Des agrandissements dont les derniers effectués au début du siècle transformèrent la silhouette de la construction qui n'avait plus actuellement de pavillon que le nom.


C'est depuis la construction de cet édifice que le centre des réjouissances se déplaça et gagna la promenade Sud.


Tandis que disparaissaient peu à peu les cafés du Centre où seul a survécu le café Bachalle, aujourd'hui Café Français, d'autres établissements, Café des Deux Mondes, Café du Midi, Café de l'Eden devenu Café de la Poste, Café du Progrès, Café des Fleurs, Café de l'Eden actuel étaient créés sur les belles allées du Tour de Ville.


Plusieurs ont disparu depuis car notre village ne compte à ce jour que le café Français sur le plan, le café de l'Eden et le café du Midi sur le boulevard Emile Zola et le café de la Poste sur le boulevard Victor Hugo.


Comme toutes les décisions prises sur le plan communal, la disparition  du   Pavillon  a  ses   partisans   et  ses adversaires.


Reconnaissons toutefois, que pendant la démolition on a constaté que la charpente de l'immeuble était en très mauvais état et menaçant ruine dans sa partie supérieure.


Qu'à une époque, vu le problème de la circulation qui préoccupe les pouvoirs publics, la disparition du Pavillon aère le tournant dangereux du Temple et qu'une visibilité meilleure permettra aux véhicules venant de J.-J. Rousseau et du centre du village d'aborder ce carrefour avec plus de sécurité.


Qu'en   cet   endroit   si   passager,   lieu   de   promenade   très fréquenté, le dégagement de ce croisement d'allées a créé une perspective qui en fait la plus belle artère de notre village. En voilà semble-t-il assez pour justifier la décision qui a été prise.



 

Article paru dans le quotidien Midi libre du 27-10-1957.